Son-et-lumiere

When I was a boy with never a crack in my heart.

Dimanche 27 juillet 2014 à 23:00

 Il est de la musique qui transforme et habite le silence.
Qui distord le temps et absorbe l'espace entier en une bulle, pour n'en tirer que la plus pure substance.

Vendredi 25 juillet 2014 à 18:48

 

J'ai des rêves si réels qu'à midi encore je ne saurai les discerner d'un souvenir.
Le soir, je les ai oubliés et redoute de les retrouver.

Mardi 1er juillet 2014 à 16:11

Découvrons ensemble un grand maitre coréen. Kim Doo Soo, le folk de corée du Sud.
Il est dit que ses paroles racontent la noirceur de sa vie, le régime politique, l'alcool...
Kim Doo Soo habite aujourd'hui le silence du labo,et l'emplie mieux que quiconque.












Dimanche 22 juin 2014 à 17:52

 Quand on a du talent, quand on a des idées, on peut faire des merveilles avec quelques élastiques.

http://e.fastcompany.net/multisite_files/fastcompany/imagecache/inline-large/inline/2014/04/3028647-inline-i-3-girl-watch-it-this-charming-stop-motion-short-was-made-with-rubber-bands-and-push-pins.jpg
VOIR LE FILM SUR VIMÉO

Samedi 14 juin 2014 à 14:20

http://media.tumblr.com/f9a507a69276ec0cbd7808233e3e7675/tumblr_inline_mkohqw0ZR91qz4rgp.pngA l'époque, il en a fait du bruit, ce court métrage, et je ne doute pas que beaucoup d'entre vous l'aient déjà vu. C'était cette époque sombre durant laquelle Musi avec quitté Cowblog et ne disposait comme plateforme de partage qu'une page facebook qui ne parle pas a grand monde. C'est de tout facon a voir et a revoir.
Caldera c'est un terme géologique qui désigne, disons, un grand cratère. Rien ne sers de rentrer dans les détails, ce qui compte c'est la référence aux volcans, à l'image d'un trou immense, à l'image de la lave brulante...
Je pense que le film se passe de plus de commentaires, je ne saurais me lasser d'en contempler chaque arret sur image

Samedi 14 juin 2014 à 13:27

Je me souviens de Stéfanie. Nous étions au collège, ou peu être en seconde, je ne sais plus vraiment. Je ne parlais a Stéfanie a vrai dire que parce que nous étions deux élèves de la tête de classe et les choses sont ainsi faites que l'on était souvent ensemble dans les premiers rangs parmi les tables alignées.
J'avais un jour parlé de Santana à Stéfanie, et cette dernière s'était étonnée que l'on fasse de la musique sans texte, et que je puisse trouver le titre "Europa" émouvant alors qu'il n'y a "même pas de paroles". 

(On se passerait bien des mauvaises cartes postales, mais sachez bien que la qualité audio augmente aussi avec la qualité de la vidéo, la recherche de hd sur Youtube est donc importante !)



Cette conversation dont je me souviens bien a été un déclic de plus pour me rendre compte des différences culturels que l'on a entre nous. En particulier, que j'ai avec le reste du monde. Même pays, même culture, mais lorsque j'ai été élevé avec Bach, Debussy, Mendelssohn, Michel portal, Noir Désir ou les Beatles, Stéfanie n'a connu que MTV et un tout petit peu Michel Sardou. En se mettant a battre de nos propres ailes, moi j'étais parti vers le jazz et elle vers Skyrock, et elle ne s'imaginais pas un message porté sans texte. De la musique l'avais déjà rendue triste, elle avait écouté Sniper et Corneille, mais de la musique sans texte, soit cela n'existait pas, soit ce devait être aussi chiant que la musique classique.







Je n'ai aucune idée de ce qu'est devenu Stéfanie. L'orthographe de son prénom dérangeait tout le monde, elle disait vouloir le changer pour entrer dans la norme. J'ose espérer qu'elle a eu l'occasion de découvrir d'autres choses et de s'émouvoir sans texte. Je vais même jusqu'à l'espoir qu'elle aura su un jour s'émouvoir d'un silence.
Pour ma part, écrivant cet article, je me demande si j'ai raté ma vie en ne la prenant par la main et la sauvant de force d'un schéma qui ne correspond pas a ma vision personnelle de la vie, ou si je ne pouvais simplement pas faire grand chose de plus que de mettre a germer une graine sans en prendre soin par la suite.

Lundi 9 juin 2014 à 12:46

 Retrouvez moi aussi dans un ambiance différente, dans mon laboratoire.

Je suis bien curieux de savoir ce que je vais faire dedans. Il date de cette nuit, il est encore timide.

 

 
Je reçois vos commentaire avec le plus grand bonheur : Cowblog vit encore.


Le moral est au mieux grâce à Milo

Dimanche 8 juin 2014 à 5:35

En tant que scientifique errant sur Internet, je me sens bien souvent comme portant sous mes épaules la lourde responsabilité de la connaissance. Innombrables sont les inepties et les croyances sans fondement. Et trop rares sont les personnes assez bien informées pour savoir quelles sources sont sérieuses et fiable et quelles sources usent de raccourcis manipulatoires, de mensonge par omission, ect, ect...  Alors parlons de science.

Je suis entomologiste.
 
Avez vous des questions sur le monde des insectes ?

http://son-et-lumiere.cowblog.fr/images/Joblingdrawingflies8-copie-2.jpg

Dimanche 8 juin 2014 à 5:11

http://doublej.net.au/sites/default/files/styles/large/public/thumbnails/image/Swans_To_Be_Kind.jpg?itok=Cty3-TqL
Swans a dernièrement sorti un album "To be Kind" (ci dessus) qui au même titre que "The Seer" (ci dessous) est déjà entré dans mes albums marquants de l'histoire de ma musique. Je ne saurai trop m'étendre sur Swans et sur Michel Gira qui conduit cet oiseau, ils ont tout fait. Le point commun à tous les albums, du début des années 80 à aujourd'hui, est une capacité a faire ressentir, sans peur d'utiliser de grands moyens, mais en gardant toujours une identité et une musicalité véritable. Leurs albums sont sombres, en général, et donnent la chair de poule, toujours.

Essayer le premier titre de The Seer : Lunacy

http://images.plixid.com/imager/w_500/h_/11d9d033ca687bae8b9b34236f461a8c.jpg
 

Dimanche 8 juin 2014 à 4:08

 Bonjour, vous.

http://sunn.southernlord.com/img/news/sunn-ulver-e1384794382310.jpg(musique)

Bonjour à toute heure de la nuit, nuit et jour n'ont plus de sens pour moi. Ces derniers temps du moins.
Ceux parmi vous qui ont écouté mes podcasts savent quelque chose de mon rapport à la nuit. Je n'ai plus fait de podcast depuis si longtemps. J'ai des dizaines d'ébauches mais je ne fini rien. L'envie me passe. L'homme est ainsi fait que les projets naissent et se suspendent... Rassurez vous, vous qui aimiez ma voix, elle ne s'est pas perdue. Elle s'est juste arrêtée entre deux eaux, entre deux mondes, très précisément à l'endroit où l'on a tout à dire donc rien à raconter. C'est la faiblesse du monologue comparé à une conversation.

Es-ce que je reviens sur Cowblog ? Je n'en sais trop rien. Je vous ai laissé le 8 avril 2012. Disons que c'était mon dernier véritable article avant de passer au format de podcast. Déjà, ma motivation se faisait vacillante, et le 24 février je faisait un article parce qu'on m'en reclamait un. Je parlais de La Parenthèse. Je m'en souviens encore, quelle BD incroyable. Je voudrais la relire. Je m'en souviens encore mais je l'avais oublié. Comme j'avais oublié cette version de Crazy de Gnarls Barkley. Je n'ai pas besoin de la réécouter, je m'en souviens parfaitement, mais je l'avais oubliée.

Je n'ai jamais oublié Cowblog. Et pourtant lorsque j'ai voulu refaire un blog, j'ai cherché d'autres plateformes, je ne saurai l'expliquer. Toutes les tentatives se sont, au même titre que mes derniers essais de podcasts, soldés par un clic pour fermer la fenêtre sans ne rien enregistrer et sans intention de revenir un jour. Je n'ai jamais oublié cowblog mais j'avais oublié ce qui fait cowblog. Jetez moi les pierres, oui, je vous avait oublié. Et une seconde d'ouverture de mon blog m'a rappelé Kyra (Non, Kyra, toi je ne t'avais pas oublié, en vérité, tu as su te faire rappeler :) ), maud,  imparfaiite, tristelune, tote, pelote, mademoiselle cerise dont la chanson "elle attendait la mer" me reviens en tête... Je me souviens des paroles de elle attendait la mer, des commentaires de tous et de chacun, mais j'avais oublié. Alors au fil de ce paragraphe, je me dis que je reviens peu être sur Cowblog. Je ne suis pas encore passé chez les voisins dire bonjour. Je ne sais pas qui est parti, et je suis sur que certains sont partis... c'est inévitable. Je me souviens que certains blogs avaient des mots de passe, je les ai tous perdus, je n'avais pas pris la peine de les noter.
Je ne doute pas qu'il y a depuis plus de deux ans des nouveaux talents à ne pas rater, des nouvelles mines d'or de livres, d'albums à découvrir, des plumes amatrices a faire pâlir les plus grand, et des yeux photographiques digne des plus grands maitres. Je passerai, c'est sur, et j'errerai au moins un temps.

Errer, c'est ce que je sais faire ces derniers temps et en deux ans j'ai passé 6 mois à Montpellier, 6 mois à Santiago du Chili, 6 mois dans un petit village au Nord du Bénin, et en ce moment 6 mois à Bordeaux. Et mon insomnie du samedi soir me fais dire, et je pense qu'il y a dans cette expression beaucoup de justesse, que j'ai découvert que le monde contient beaucoup de solitude lorsque l'on est plus chez soit.

Je suis un homme différent, ou du moins particulier, cela va sans dire pour ceux qui me connaissent. Ma sensibilité, mes multiples passions, ma conception du monde, mes idéaux ou même mon imagination me placent souvent en marge des nombreuses personnes qui font la foule, et se faire des amis se révèle être un véritable défi. J'ai découvert que si je ne suis qu'un marginal en France, ailleurs je suis un étranger, dans tous les sens du terme. Je pense à Camus mais bien sur c'est un extrême. La culture est tout simplement une différence de plus, et cela amplifie les effets.
On ne peut pas dire que j'ai été malheureux lors ce cette année d'expatriation, loin de là. Car curieux je suis et je serai toujours, et la culture si elle est un obstacle est surtout une nouvelle matière à découvrir explorer, étudier. Et les paysages enseignent bien assez de choses pour que l'on n'ai pas à penser à sa solitude. Le travail occupe bien, aussi.
C'est le retour en France qui est difficile, surtout après l'Afrique. Surtout après l'Afrique car l'Afrique a su m'habiter. Non pas que je l'ai découverte, non, je la connaissais déjà bien au cours de nombreux voyage en Égypte, Algérie, Maroc, Kenya... j'ai voyagé bien plus que je n'en ai conscience au quotidien. Mais il est bien différent de passer 6 mois à travailler en autonomie dans un village, que de ne faire que les traverser. Souvent, le village me manque, avec sa vie Africaine. Surtout après l'Afrique, soit, mais ce n'est pas le plus important. 
Bordeaux n'a pas tant à m'offrir que la patagonie ou la savane. À Bordeaux je suis seul, autant spatialement que temporellement. En 1 an je n'ai connu personne avec qui je puisse véritablement garder contact, alors cela fait un vide. Le grand renouvellement du cercle social n'a pas pu se faire, et les pertes ont malheureusement été nombreuses. À Bordeaux je sens un vide. Les jeux n'y font pas grand chose, et si ils stabilisent plus ou moins la situation, ils font rater bien trop de jours de travail, bien plus que ce que je ne peux me permettre.

Ceci n'est pas un appel à l'aide, ou du moins il n'en a pas l'intention. En tout honnêteté, il faut surtout remplir le temps de ces nuits qui sont longues, quand les journées sont si courtes, et quand parfois, au plus bas, je ne sais dire si j'assiste au lever ou au coucher du soleil, hors du temps, dans un monde virtuel ou l'écran est de tout facon toujours éclairé.

Merci Kyra d'avoir sauvé ce blog de la modération.

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